Le Cincle plongeur…

Toujours dans le courant, les rivières du pays des Sucs ont tout pour lui plaire...

Février 2026

L’avez-vous répéré ?
Même dans le paysage hivernal de glace et de neige, son plastron blanc éclatant ne passe guère inaperçu… Photo Stéphane et Manu Vidal.

Souvent appelé « merle d’eau », les pêcheurs qui arpentent les cours d’eau le connaissent bien. Du merle, il en a la taille, et un lointain ancêtre commun semble-t-il, d’après les analyses génétiques, mais il s’en éloigne par son mode de vie tout à fait particulier.

Les rivières qu’il affectionne …

Hiver comme été, c’est l’oiseau des rivières et torrents de montagne, limpides, à courant rapide, coulant sur un lit de graviers ou de rocs, avec une alternance de rapides et de zones calmes, profondes.

La Loire, la Sumène, la Gagne, l’Aubépin, la Gazeille, le Lignon et certains de leurs affluents lui conviennent parfaitement !

Les cascades font partie des sites particulièrement appréciés par le Cincle…
Les berges abruptes, sapées par le courant, sont difficilement accessibles à l’homme et lui procurent donc une certaine tranquillité.

Et qu’il ne quitte jamais…

Il passe sa vie au bord de l’eau et pour une grande part dans l’eau à la recherche de nourriture, il plonge dans le courant en s’aidant des ailes, des pattes et de la queue.

Très souvent, il marche au fond de l’eau, contre le courant ; c’est plus facile que de nager activement… et plus pratique pour capturer les petites proies !

Dérangé, il file d’un vol direct et rasant, suivant les méandres sans s’écarter de l’eau.

Il est équipé pour…

Même dans des torrents froids et rapides, son plumage reste sec près de la peau.

En effet, il possède beaucoup plus de plumes que la plupart des oiseaux de sa taille. Cette densité emprisonne une couche d’air entre les plumes et la peau, qui agit comme une barrière contre l’eau et comme isolant thermique.

D’autre part, les plongées brèves, quelques secondes, ce qui limite le temps de contact avec l’eau et permet de conserver la couche d’air protectrice.

Et comme la plupart des oiseaux il imperméabilise son plumage à l’aide d’une substance huileuse fournie par la glande uropygienne située à la base de la queue.

En plongée les narines sont fermées par des valves ce qui empêche l’eau d’entrer dans les voies respiratoires.

Que cherche-t-il au fond de l’eau ?

Ephémère capturée au bord de l’eau. Les larves de cet insecte sont aquatiques.

La bonne oxygénation des rivières de montagne permettent le développement d’une importante microfaune, essentiellement larves et insectes aquatiques qui fournissent au Cincle toute la nourriture dont il a besoin.
Il ne mange ni frai, ni petits poissons… les pêcheurs n’ont rien à craindre du Cincle !!

Où construire son nid au bord de ces torrents tumultueux ?

Les couples se forment ou renouent leurs liens dès le mois de janvier.

Les nids sont édifiés sous un vieux pont, dans une cavité du mur d’un ancien moulin, ou d’ un rocher, toujours au-dessus de l’eau, risquant la noyade en cas de crue printanière s’il est placé trop bas…
Le nid est volumineux, souvent formé d’une grande quantité de mousse renforcée par des branchages.
Les œufs sont pondus au courant du mois de mars, alors que l’hiver n’est pas tout à fait fini dans nos montagnes !

Les couvaisons et le nourrissage des jeunes peuvent être dérangés par les pêcheurs, l’ouverture de la pêche correspondant au début de la reproduction.

La présence du Cincle dans no rivières témoigne de la relative bonne qualité de l’eau, avec une bonne biodiversité aquatique mais il n’est pas à l’abri du déversement sauvage des effluents de certaines exploitations agricoles ou de pollutions accidentelles aux hydrocarbures ou autres polluants…

Les photos d’Alain Mauviel : https://www.facebook.com/naturephoto.alainmauviel/

Les photos de Stéphane et Manu Vidal : Regards sur l’Auvergne sauvage : https://www.facebook.com/regardsauvergnesauvage/

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