La fine équipe de la sapinière…

Ces petits oiseaux qui ne quittent pas les sapins en hiver...

Décembre 2025

Photo Sébastien Bara.

L’hiver dans la forêt de sapins tout est blanc, immobile, silencieux. Parfois un paquet de neige se détache et s’écrase mollement au sol. Le silence retombe. Mais bientôt des susurrements discrets ou de petites trilles roulées dévoilent la présence de minuscules roitelets et de petites mésanges qui forment « la fine équipe des conifères »

Petits cris de roitelets…
Trilles de mésange huppée

Ces oiseaux, qui ne partent pas en migration, ne quittent guère les conifères et vous aurez de fortes chances de les rencontrer dans nos sapinières ou nos forêts de pins enneigées.

Les deux espèces de roitelets, qui se côtoient souvent 

Photo Christophe Chaize

Tous deux des « poids plume » avec leur 5-6 g qui en font les plus petits oiseaux d’Europe, tous deux verdâtres sur le dessus, avec une petite calotte plus ou moins huppée, allant du jaune à l’oranger vif en fonction de l’âge et du sexe.

Roitelet à triple bandeau

Roitelet huppé Photo Eloi Hostein
Roitelet à triple bandeau Photo Eloi Hostein

Et maintenant pouvez-vous identifier le roitelet dans la neige de la première image ?

Les deux espèces de mésange des conifères…

Photo Christophe Tomati

La tête noire aux belles joues blanches rappelle la mésange charbonnière mais sa petite taille, la tache blanche à la nuque, le ventre blanchâtre sans raie médiane permettent d’identifier aisément la Mésange noire.

Photo Alain Mauviel https://www.facebook.com/naturephoto.alainmauviel/

La Mésange huppée se distingue de toutes les autres mésanges par sa huppe pointue, tantôt rabattue, tantôt crânement dressée. Colocataire des conifères avec la mésange noire, elle forme en hiver avec cette dernière de petites troupes errantes dans nos forêts. Les deux peuvent arriver jusqu’à nos mangeoires…

Quelle nourriture dans les arbres en plein hiver ?

Photo Christophe Chaize

Même sous la neige, les ramures des pins et des sapins recèlent des réserves nutritives et en premier lieu les semences de conifères qu’il faut extraire sous les écailles des cônes mûrs.

Mais dans les crevasses de l’écorce, les mousses et les barbes de lichen, se cache une nourriture encore plus intéressante : petits insectes et araignées, œufs, larves, chenilles, pupes et autres chrysalides en hibernation constituent la nourriture principale de la fine équipe des conifères…

Iules et cloportes…
Larves de scolytes

Que de friandises sous l’écorce…

Une chrysalide en hibernation dans la litière du sol…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *