Le Cirse laineux…

Où il est question de beauté, de pâturages, de goût subtil, mais aussi d'armure défensive et d'interrogation mathématique...

Juillet 2026

Dans les pâtures du plateau…

Photo sucs-nature

En été vous avez sans doute remarqué le plus beau et le plus grand de nos chardons au bord des routes et des chemins, et surtout dans les pâtures qu’il domine du haut de ses 1,50 m, où il peut former des peuplements importants…

Il apprécie les sols peu acides, donc au pays des Sucs, essentiellement les terrains volcaniques.

Sa puissante racine qui absorbe l’eau en profondeur lui permet une croissance et une floraison abondante jusqu’au mois d’août, même en terrain relativement sec …

Sa prolifération est facilitée par le refus obstiné du bétail de le brouter car il a de quoi se défendre !

Photo sucs-nature

Les feuilles possèdent des armes tout à fait dissuasives pour les vaches qui ne peuvent même pas brouter l’herbe qui pousse au pied de ces plantes, mais il paraît que les chèvres adorent. Peut-être y trouvent-elles un petit goût d’artichaut ?

Comme un air de ressemblance…

Photo Bernard Belin

L’Artichaut, variété de « chardon » domestiqué et sélectionné. Des dizaines de fleurs pourpres sont insérées au coeur des bractées charnues et comestibles.

Photo sucs-nature

Le Cirse laineux, variété de « chardon » sauvage. Les fleurs pourpres sont insérées au coeur des bractées dont chacune se termine par une pointe rouge.

Les fleurs sont insérées sur une base plus ou moins sphérique et qui est composée de bractées. Les bractées sont les écailles comestibles de l’artichaut Les bractées du Cirse laineux dont l’extrémité forme les petites pointes rouges sont l’équivalent des écailles de l’artichaut.

Et à la base des bractées se trouve un « fond » délicieux de 7 cm de diamètre chez l’artichaut et de 1 à 1,5 cm chez le Cirse laineux…

Un vulcain qui cherche à poser ses pattes. Photo sucs-nature.

Les fleurs sont très nectarifères et attirent de nombreux insectes : bourdons, abeilles, et parfois papillons…

La laine du Cirse laineux…

Photo sucs-nature

Les bractées sont noyées dans un enchevêtrement de filaments soyeux qui forme une toison dense. Cette « laine » a donné son nom à la plante.

Som nom scientifique est Cirsium eriophorum : « erio » laine et « phore » qui porte.

Après la fleur, le fruit…

Photo sucs-nature

Les fruits secs issus de la fécondation sont munis de soies plumeuses qui permettent le dispersion et la reproduction de la plante.

A la fin de la saison la plante meurt entièrement et ne repoussera pas au printemps. Le Cirse laineux ne se reproduit que par les graines. La première année il se forme une rosette de feuilles. Ce n’est que l’année suivantre que se développe la hampe florale. C’est une plante bisanuelle.

L’interrogation mathématique…

Un capitule de Cirse avant la floraison, vu de dessus : comment se fait la croissance du capitule pour expliquer cet entrecroisement régulier de spires ?

La réponse se trouve dans l’article : Le chardon mathématicien : https://sucs-nature.fr/le-chardon-mathematicien/

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